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1940: L'ouverture de la
galerie à Zürich fut un événement
et j'ai été mis en rapport avec les plus
grands collectionneurs de Suisse alémanique comme MM.
Emil Bürlé, Oscar Reinhardt, le Dr Mayenfisch,
Mme Hahnloser. A cette époque il n'y avait que
très peu de galeries à Zürich et la seule
possibilité était de présenter des
artistes figuratifs suisses étant donné la
fermeture des frontières.
1941: J'ai
créé le "Prix Suisse de Peinture"
réservé à la peinture suisse qui devint
rapidement un événement artistique et le
collectionneur Emil Bührlé offrit un prix en
argent liquide. Des artistes tels que Maurice Barraud,
Bosshardt, Lauterburg, Pellegrini, Surbeck, Tscharner, Barth
etc... étaient présentés.Le jury
était composé de collectionneurs et de
peintres.
Par la suite, ce prix changea de nom et de tendance pour
devenir le "Prix Suisse de Peinture Abstraite", des
années plus tard il est devenu le "Prix Suisse de
Peinture Naïve" pour s'appeler il y a un an "Prix
Suisse et Prix Europe de Peinture Primitive Moderne". En
1991 eut lieu le vingtième concours.
1942: J'ai reçu du
Consulat de France l'autorisation de me rendre à
Cannes où j'ai fait la connaissance de Francis
Picabia. C'est en 1946 que j'ai organisé une
exposition de ses oeuvres à la Kunsthalle de
Bâle. A la même époque, j'ai rendu visite
au peintre Bonnard au Cannet. Cette même année,
en collaboration avec Francis Carco, j'ai
édité un ouvrage sur Maurice Barraud,
intitulé "Un peintre chez lui".
1943: J'ai
édité la "Kunstzeitung - journal des arts" et
ai eu mon premier procès devant le Tribunal
fédéral à Lausanne suite à
l'exposition d'un petit tableau de Schürch qui
représentait son maître Ferdinand Hodler sur
son lit de mort. Madame Hodler engagea une action sur le
fait que ce tableau constituait une violation de
l'intimité de sa famille. Le Tribunal lui donna
raison bien qu'un tableau représentant Hodler sur son
lit de mort fut exposé au Musée de Berne. A
cette époque Francis Carco collaborait
régulièrement au "Journal des arts" que
j'éditais et diffusais. J'eus un deuxième
passage devant le Tribunal qui, cette fois, me donna raison
pour la publication de certaines photographies.
Peu de temps avant la fin de la guerre, je fis la
connaissance de Fernand Léger ainsi que du "Sorcier"
de son vrai nom Dalmasso, cultivateur d'oeillets, qui me
prédit les tableaux que j'allais acquérir dans
le futur.
Après la Libération, à Paris j'ai fait
la connaissance des peintres Dachelette, Jean Fous,
Léon Greffe et Narcisse Belle. Peintres
classés Naïfs.
1950: J'ai
édité à Ascona les "Blätter
für die Kunst".
1953: J'ai ouvert une
galerie à Ascona où vivaient à cette
époque Erick Maria Remarque et de nombreuses
personnalités du monde des arts. J'organisais des
soirées dans la galerie et au Monte Vérita,
l'hôtel du Baron von der Heit. J'ai ouvert une
école de peinture fréquentée par des
élèves venant de pays divers dont les
professeurs étaient le peintre Moser de Suisse ainsi
qu'Italo Valenti de Milan.
A Paris, cette époque-là, j'ai
rencontré le sculpteur Brancusi qui m'offrit une
photographie dédicacée. J'ai également
restauré le Château de Pradon-Saint-Rose, dans
le Var. Je faisais du courtage de tableaux et on m'offrit un
tableau du peintre allemand Franz Marc.
1957: Ouverture de le
galerie de la rue de la Paix, à Lausanne.
Connaissance de Hans Liechti, grand collectionneur et ami.
J'ai organisé une rencontre entre Sonia Delaunay et
Alberto Magnelli, un critique d'art et moi-même. Un
enregistrement a été effectué et Sonia
Delaunay a réalisé une sérigraphie dans
notre atelier de la "Guilde Internationale de la
Sérigraphie" pour l'art abstrait. Une soixantaine
d'artistes ont été édités et ont
tiré eux-mêmes leurs estampes.
1958: J'édite le
journal "Art Actuel".
1960: Je fonde la
"Nouvelle Ecole Européenne de Peinture", avec un
groupe de peintres abstraits et une exposition importante a
lieu au Hessenhuis d'Anvers.
1965: Déplacement
de la galerie à Morges avec la collaboration de ma
femme Lia. Nous avons participé à la "Foire
d'Art " de Bâle et avons créé le groupe
"Henri Rousseau" afin de promouvoir la peinture dite
"Naïve". Le groupe a été dissous en 1989,
à l'occasion du mouvement international pour une
nouvelle appellation de "Primitive Moderne".
1968: Le prix "Ciné
Europe" m'a été décerné en
Belgique.et j'ai créé le "Festival du
Cinéma de Rolle" qui a été
transféré à Nyon et où j'ai
été nommé Président
d'Honneur.
1969: Paraît le
premier numéro de la revue "Cinéma
International", édition luxueuse qui a obtenu le
"Lion d'Argent" à la Biennale de Venise. J'ai aussi
eu l'occasion de réaliser des films en 16mm sur Lucio
Fontana, Roberto Crippa, Jef Verheyen, Bram Bogart et le
sculpteur Vic Gentil.
1970: Début des
expositions tendances nouveau et
hyperréalisme.
1971: J'édite la
"Gazette Pro Arte" qui fêtera donc bientôt ses
vingt ans d'existence.
Nous organisons
chaque année une exposition importante d'estampes
japonaises et avons été les premiers à
exposer des dessins réalisés sur ordinateur
sous la présidence de René Berger. Quand aux
tendances "Nouveau Réalisme" et
"Hyperréalisme, elles nous ont
particulièrement intéressés.
1972: Création du
Prix Suisse et Prix Europe de Peinture Primitive
Moderne Internationale"
1983: Exposition du
peintre Georges Mathieu, maître de l'abstraction
lyrique.
1985: Première
exposition d'estampes japonaises.
1988: Concours
International de dessin réalisés sur
ordinateur.
Cette compétition entre artistes de divers pays s'est
déroulée sous la présidence de Monsieur
René Berger.
1991: Décès
de Georges Kasper. Lia Kasper poursuit l'activité de
la galerie.
Georges
Kasper
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