Estampes
japonaises:
les grands maîtres des 18e, 19e et 20e
siècles
De l'Ukiyo-e au Shin Hanga
Depuis 1985, à chaque printemps, la Galerie Pro
Arte Kasper donne rendez-vous aux amateurs d'estampes
japonaises. La rencontre entre des oeuvres devenues rares et
des collectionneurs avertis donne à cet art
très particulier une résonance annuelle
importante.
Ainsi, chaque année, une offre nouvelle est
constituée et cette recherche s'avère de moins
en moins facile. Les estampes de belle qualité,
celles des grands maîtres, dont la conservation a
permis de leur faire traverser les siècles sans
dommages, sont par conséquent très
recherchées sur le marché. En contrepartie,
leur cote reste excellente puisque des ventes à des
prix records ont lieu. Celles-ci révèlent la
rareté de ces pièces, mais aussi
l'intérêt qu'elles suscitent toujours et la
passion inaltérable de certains collectionneurs.
Les dessinateurs d'estampes de l'Ukiyo-e ("images du
monde flottant", celui des plaisirs) ont fait preuve d'une
audace puissante, tant dans leurs paysages que dans les
portraits de courtisanes ou d'acteurs. Les estampes,
réalisées tout d'abord en noir et blanc, l'ont
été ensuite en couleurs, avec des pigments
végétaux qui résistent même
à l'eau. Des rouges ont embrasé les ciels, et
les bleus, comme ceux qui soulignent les grandes vagues de
Hokusai, ont pris de l'ampleur. Mais avec l'évolution
et l'arrivée de colorants nouveaux, des
tonalités plus fortes se sont affichées. La
vivacité de ces couleurs annonce l'arrivée des
Shin hanga, les estampes de la dernière
période, qui utilisent aussi des techniques nouvelles
(lithographie) Nul doute que ces estampes du XXe
siècle provoqueront chez les collectionneurs la
même quête que l'Ukiyo-e.